MÈRE(S)
Suzanne Guilhem
Présidente de la ligue de l’enseignement
Bonjour Anne merci pour ce message, nous te remercions pour ton invitation hier soir . Nous avons dû partir dès la fin du spectacle sans pouvoir te remercier. C'était formidable! Des témoignages , des réflexions, des leçons, des lanceurs d'alertes .... et quoi encore un vrai spectacle vivant avec un accompagnement musical parfait . Nous avons passé une excellente et très enrichissante soirée . Merci infiniment. Magnifique cadeau pour tous.tes.
Maria Cavatore
Spectatrice
Bonjour à toute l'équipe de la compagnie de Organons Art et à tous les acteurs et actrices de Mère(s), Juste un petit mot plein de gratitude, d'émotions et d'admiration pour vous tous et toutes..Je suis venue voir votre spectacle samedi après-midi à la Criée avec ma fille, sans rien en lire avant, ignorantes de l'histoire qui allait nous être raconté, nous sommes venus en soutien à Pierrot le trompettiste, et curieuses de découvrir ce à quoi il avait participé cette année.. Je suis ressortie de ce spectacle émue, touchée, révoltée, bouleversée, enchantée et pleine d'espoir..J'ai tout aimé: d'abord l'arrivée surprenante dans la salle et ses attractions, et puis ensuite les jeux des acteurs, la mise en scène, la richesse des propositions d'expression qu'elles soient parlées, chantées, dansées, jouées en musique. Votre spectacle est d'une richesse et d'une puissance incroyable, et il y planait au-dessus une telle aura de fierté et dignité.. Ce spectacle m'a fait réfléchir, il m'a fait pleurer et il m'a aussi donné tellement d'espoir. Merci pour ce travail, pour le partage de ces histoires intimes, universelles et intemporelles et merci à Bertolt aussi! Et longue vie à votre compagnie!
Audrey Ziane
Professeur Histoire de l'art, Beaux Arts Marseille
Bonsoir Valérie, J'ai bien pensé à vous toutes et tous hier soir pour la dernière représentation, l'émotion devait être forte....et la fatigue aussi j'imagine!! J'ai eu besoin de mettre par écrit ce que j'ai ressenti après la représentation de samedi. Un message pour toutes et tous : Je m'attendais à devoir gérer ma claustrophobie en entrant dans la salle, mais ce fut un feu d'artifice. Un homme au sourire immense m'attrape par le bras, "Entrez dans la kermesse"!! J'ai des étoiles dans mes yeux mouillés. Toute cette chaleur humaine, ces sourires me touchent en plein coeur. Je tourne la roue: Santé, je pioche une phrase qui restera pour toujours au fond de ma poche : "Aime sans peur, donne sans condition, reçois avec gratitude." Une jeune fille me dessine une étoile noire sur le bras. Je la regarde, j'arpentais la Belle de Mai à son âge, dans tous ses recoins et surtout pour que personne ne me voit sécher les cours...Je la regarde encore, elle doit marcher sur ces mêmes trottoirs, vivre sa jeunesse où j'ai vécu la mienne....Instinctivement, on se regarde, et on se serre fort dans les bras. J'en ai juste marre de pleurer..... Je regarde la représentation assise sur une marche, mon siège inconfortable était censé être provisoire pour mieux apprécier les marionnettes, mais je n'en bougerai pas. Je suis scotchée. Littéralement. Je vois dans les regards des participant.es, de la détermination, de la douceur, l'envie d'en découdre et celle de nous épater, de partager, de transmettre. Alors je reçois, j'apprends, je gobe. Je me surprends parfois la bouche ouverte. Comme une enfant. Comme la petite fille, actrice du spectacle, assise sur son siège "Réservé" en velours, tout à côté de moi. Et comme je suis toujours sur ma marche, nous sommes à la même hauteur. Je la vois chanter: elle connaît les chants de révolte par cœur, la petite Pélagie à couettes. je la regarde encore et je me demande comment elle va mener sa vie, quand, petite fille, on est éveillé à la lutte? Dans le quartier le plus pauvre de France et de Navarre, il est des trésors cachés. Des talents d'acteur ou d'actrice, de jouer un rôle qui n'est pas que de composition. Nous rappeler l'histoire pour mieux mener nos combats. Pouvoir créer Mère(s) en était un immense. Nous rappeler les luttes quotidiennes des femmes que l'on nomme "soumises" par méconnaissance: ce sont elles qui donnent de leur force chaque jour, je le sais, je les croise chaque semaine au marché de la Belle de Mai, en train de compter leurs petits sous pour faire bouillir la marmite. Je suis heureuse que le refus de la fatalité, le combat des plus vulnérables soient relatés à partir du passé, celui qui doit guider nos actions et nous réveiller encore et encore même quand tout semble éteint. Elles et ils ont lutté. Et monter sur scène quand on est issu de l'immigration devient un combat dans ce pays. Il y a une semaine, j'étais au côté de la famille de Hichem Miraoui, tué pour être tunisien. Alors, oui, monter sur scène quand on est issu de l'immigration est devenu une victoire. Cela ne devrait pas en être une. Mais il faut du courage, faut oser, tu jouerais presque avec ta vie ..... Samedi soir, dans cette salle de théâtre, j'étais chez moi. Avec les jeunes du quartier, les mamans, les tatas, les minots. J'étais chez moi mais en arrière plan, je comptais les heures de travail, d'organisation, de débats et de décisions. Chapeau. Respect les artistes!! J'espère que l'on pourra encore danser toutes et tous ensemble Pour toute la troupe, pour celles et ceux qui la tiennent droite, n'éteignez jamais la flamme que vous allumez chez nous, la mienne était en train de s'éteindre, je me sens prête à repartir au combat, ils ne manquent pas. Avec toute mon affection et mon admiration, Audrey
LES SUP- PLIANTES
BELLE DE MAI À L'ASSAUT DU CIEL
D.R.U.M