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LES SUPPLIANTES

Durant plus de trois années, entre 2021 et 2024, dans le quartier de la Belle de Mai, Organon Art Cie invite, enfants, ados, femmes, mamans, grands-mères, habitants et habitantes du 3e à réécrire en commun Les suppliantes d’Eschyle et s’interroge des effets de ce récit sur nos vies.

 

Les Suppliantes a été créé en Grèce il y a 2600 ans, soit l’âge de Marseille.

Cette pièce parle de la migration d’un groupe de femmes cherchant l’espoir et demandant asile au-delà des mers.

 

Si les malheurs poussaient à fuir, des régions entières de cette planète seraient des déserts sans une seule âme pour s’y dresser, tellement le sort sait s’acharner sur certaines parties du monde. Aucune guerre, aucune pauvreté n’a jamais vidé un pays. Non, on ne fuit jamais un malheur, on va toujours vers un espoir. L’essence du mouvement. Peu d’entre nous ont la force de nous le montrer.

 

À ceux qui vont jusqu’au sacrifice ultime pour nous redire qui nous sommes, rendre hommage plutôt que conter dom- mages.

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GENÈSE

Nous faisons partie du Comité d’Habitants Organisés du 3ᵉ (CH03), et dès le début du premier confinement nous nous sommes engagés dans l’action de secours et de veille sanitaire et sociale. Au cours de ces actions, nous avons tissé des liens très forts avec de nombreuses familles, mais aussi avec de nombreux parents d’enfants et d’adolescents que nous avions dans nos ateliers. Nous avons été, faute de moyens dans le troisième, des travailleurs sociaux d’appoint pendant plus de cinq mois et avons suivi des centaines d’habitants précaires jusqu’aux portes fermées des administrations, épaulés par la Cimade, la fondation Abbé Pierre et la Fraternité.

 

Depuis près de 150 ans, ce quartier le plus pauvre de France est la zone où trouvent refuge ces populations fragilisées, immigrés intra et extra européens. Au terme de leur épuisant parcours, la seule solution qui s’offre à la plupart des migrants est la demande d’asile : ils et elles étaient un peu plus de cent vingt mille dans ce cas, en France, en 2018. 

D’après la loi, relève du droit d’asile toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté. Formule assez restrictive, un peu élargie toutefois par la notion de 

« protection subsidiaire » émanant d’une directive européenne. 

Si, dans son principe, ce droit d’asile fait l’objet d’un certain consensus, ses applications concrètes offrent plus matière à litiges et, de fait, dans notre pays, à peine plus d’une demande sur trois débouche sur le statut de réfugié.

ESCHYLE

Le mot asile, d’origine grecque, est formé d’un alpha privatif et d’une racine qui renvoie à l’habitude de dépouiller les ennemis de leurs armes. Étendu aux édifices religieux, réputés inviolables, l’adjectif “asulos” a donné un substantif plus rare qui dans Les Suppliantes d’Eschyle désigne pour la première fois le droit d’asile, dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui.

 

La pièce d’Eschyle n’est du reste rien d’autre que l’histoire d’une demande d’asile. Rappelons en l’argument. 

 

Les cinquante Danaïdes, dont le chœur ouvre la pièce, fuient le delta du Nil pour échapper à des violences dans leur pays d’origine, l’Égypte. Sous la conduite de leur père, la troupe a choisi de gagner l’Argolide, berceau de sa lignée (les Danaïdes descendent de l’union de Zeus et d’Io). Adoptant l’attitude religieuse des suppliantes, elles demandent asile au roi du pays Pélasgos, en usant du double argument de leur ascendance commune et de la violence dont elles sont menacées. 

Celui-ci soumet sa décision au consentement de son peuple, qui vote à l’unanimité l’accueil des étrangères, malgré la menace d’une guerre avec les Égyptiens. Dans ce qui constitue une sorte de péripétie, les poursuivants débarquent et entreprennent d’entraîner les suppliantes vers leur vaisseau. 

Heureusement le roi intervient avec sa troupe d’hommes armés et la pièce se termine par un chant d’action de grâce, tempéré par une certaine inquiétude en suspens.

 

À travers la transmission et la reconstitution collective d’une des œuvres les plus anciennes et importantes de l’Histoire de la Démocratie, nous questionnons ensemble, les contours d’une société pour les droits humains. 

La pièce d’Eschyle a été écrite vers - 466 /- 463, et a donc presque le même âge que la ville de Marseille. Première pièce à introduire le dialogue. Théâtre le plus ancien connu, il se déploie dans l’espace méditerranéen et interroge les fondements de la démocratie, la justice, la folie du pouvoir, la place des femmes, le droit d’asile, l’insurrection.

 

Dans la supplication s’articulent des plans différents. D’abord, la détresse et les souffrances du suppliant confronté à un monde hostile et agressif ; ensuite, il est question d’une autorité politique qui a, du moins selon le point de vue du suppliant, le pouvoir de mettre fin aux malheurs subis. 

Eschyle affirme que, face aux réfugiés, aux apatrides, aux vivants quasi morts de l’exil, nous avons chacun, quelles que soient leur apparence, leur couleur de peau, leur langue et leur culture, un devoir impérieux qui transcende la loi même, pour en contenir l’iniquité.

En dialoguant avec Eschyle, nous nous attacherons à déconstruire l’idée de “crise migratoire, considérant l’humain pris dans les plis de l’Histoire comme un animal migrant”.

REENACTMENT MANUFACTURE #1

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La reconstitution esthétique d’évènements historique, ou reenactment, est un outil récurrent pour Organon Art Cie, entendu comme espace d’analyse active d’enjeux socio-politique et historique. 

Comme l’écrit Kathrin-Julie Zenker, dramaturge de la compagnie, cela nous permet d’entretenir “dramaturgiquement une relation dialectique avec les événements (re)joués : entre immersion et distanciation, la supposée singularité (humaine et historique) de chaque récit se fissure. Derrière toute histoire individuelle apparait l’universalité des problématiques sociétales face à l’altérité”.

 

  • La trahison du paraître 1 - Monseigneur Lustiger donnant les clés de l’église Saint-Ambroise au préfet de police de Paris. 
  • Destruction de la porte du sanctuaire 1 - Les CRS forçant les portes de l’église Saint-Bernard pour déloger les sans-papiers 
  • Destruction de la porte du sanctuaire 2 - Reenactment, Biennale internationale d’art contemporain de Lyon, volet « Vedutta », collège Rosset, juin 2022
  • La trahison du paraître 2 - Reenactment, Biennale internationale d’art contemporain de Lyon, volet « Vedutta », collège Rosset, juin 2022

 

Ces reenactement se composent à partir d’une collecte de témoignages, rejoués, esthétisés, et mis en perspective avec le texte d’Eschyle. Ces récoltes des témoignages s’organisent auprès des publics concernés, à savoir les migrants, leur famille, leurs enfants, mais aussi à l’endroit des personnes travaillant à leur accueil au sein des services de l’État. 

Une enquête sur les liens entre politique migratoire et marché de la surveillance des frontières doit aussi être mise en perspective afin de les rendre lisibles de façon ludique au plus grand nombre.


Nous avons donc travaillé à la reconstitution des expulsés de Saint-Ambroise, événement de 1996 durant lequel des policiers français ont expulsé une quarantaine de réfugiés africains qui se croyaient protégés dans une église parisienne.

PREMIÈRE ÉTAPE DE TRAVAIL

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Le 6 février 2022 aux Grandes Tables de la Friche a eu lieu la première étape de restitution du projet. C’est à ce moment que nous avons pu prendre acte des différents objectifs visiblement accomplis. La présentation a rassemblé plus de 350 personnes dans le public, et près de 60 participants sur scène. Dans la supplication s’articulent des plans différents. D’abord, la détresse et les souffrances du suppliant confronté à un monde hostile et agressif ; ensuite, il est question d’une autorité politique qui a, du moins selon le point de vue du suppliant, le pouvoir de mettre fin aux malheurs subis. Eschyle affirme que, face aux réfugiés, aux apatrides, aux vivants quasi morts de l’exil, nous avons chacun, quelles que soient leur apparence, leur couleur de peau, leur langue et leur culture, un devoir impérieux qui transcende la loi même, pour en contenir l’iniquité. En dialoguant avec Eschyle, nous nous attacherons à déconstruire l’idée de “crise migratoire, considérant l’humain pris dans les plis de l’Histoire comme un animal migrant”. La reconstitution esthétique d’évènements historique, ou reenactment, est un outil récurrent pour Organon Art Cie, entendu comme espace d’analyse active d’enjeux socio-politique et historique. Comme l’écrit Kathrin-Julie Zenker, dramaturge de la compagnie, cela nous permet d’entretenir “dramaturgiquement une relation dialectique avec les événements (re)joués : entre immersion et distanciation, la supposée singularité (humaine et historique) de chaque récit se fissure. Derrière toute histoire individuelle apparait l’universalité des problématiques sociétales face à l’altérité”.

LES SCOLAIRES : MANUFACTURE #2 :

Organon Art Cie réaffirme, avec le projet des Suppliantes, son attachement à la fragmentation socio-spatiale de sa pratique. Inenvisageable pour le collectif de concentrer sa pratique sur un groupe unique, la vitalité de la création reposant sur la pluralité d’individus qu’elle parvient à brasser.
En ce sens, des partenariats avec les structures scolaires du quartier permettent de multiplier les points de vue invités à la réécriture du texte d’Eschyle. Des classe de CM1 de l’École National, aux lycéens de Victor Hugo, Organon propose des ateliers hebdomadaires dans lesquels les élèves sont invités à investir cette narration initiale pour la transformer à l’aide d’outils multiples et adaptés à leurs âges.

 

Toutes ces productions n’ont pas vocation à s’exclure d’un projet central dont elles ne seraient que l’appendice. Bien au contraire, ces ateliers en milieu scolaires sont profondément inclus à notre processus de création, la réécriture des Suppliantes étant entendu comme développement constant, nourris par toutes les pratiques qui peuvent y prendre corps. Des aller-retours s’organisent entre la création de la compagnie et les productions scolaires, modifiant les propositions dramaturgiques, permettant d’innover les propositions esthétiques.

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École National

Les élèves de l’école National ont été invités à travailler au côté de la compagnie sur le thème de l’exil. Dans cette dynamique, ils et elles ont produit des doudous d’exil, compagnons d’un double fictionnel subissant l’impératif déchirant du départ.
D’abord dessiné puis fabriqués, matérialisés, les doudous permettent d’interroger l’affectivité en jeu dans ces trajets de vie, trop souvent mise sous silence, lui préférant l’objectivité froide du rapport scientifique à la migration. 

Pour poursuivre cette réflexion sur le départ, les élèves des classes de l’école National, ont été invité à écrire les biographies de leurs doudous, quelques lignes concentrant les sensations, impressions et visions de l’exil. Ce que l’imaginaire d’enfants peut se représenter d’un instant charnière. 


Ces derniers ont aussi participés à plusieurs agora, moments de discussion et débats, point de rencontre entre élèves et professeurs, pour redynamiser un regard figé sur le monde, ouvrir par la production textuelle d’Eschyle la possibilité d’interroger des enjeux de l’ultra-contemporanéité.

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Collège Quinet

Un atelier fanzine est proposé aux élèves du collège Quinet, à partir des thèmes mis en jeu au sein des Suppliantes. L’occasion d’exploiter la pluridisciplinarité d’Organon en multipliant les pratiques proposées dans cette production. 

Écriture, photographie, dessin, musique, podcast, création numérique, collage, montage, stop motion, création vidéo s’invitent pour produire un fanzine traversé par les enjeux contemporain du texte antique.

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Lycée Victor Hugo

C’est un atelier théâtre que la compagnie Organon décide de proposer aux élèves du lycée Victor Hugo, avec comme objectif final, une représentation publique en janvier 2023 à la salle Seita de la Friche la Belle de Mai.

Un montage exclusif des Suppliantes est produit en commun avec les lycéens, utilisant des outils dramaturgiques adaptés à leur projection dans le travail (autobiographie d’Edward Bond, abécédaire de l’auteur Gauz…). À cette occasion, nous avons organisé une rencontre avec des membres de SOS Méditerranée, témoins de ce que migration signifie organiquement et affectivement. Relais d’une parole rendue inaudible en France. 

DEUXIÈME ÉTAPE DE TRAVAIL

Les Suppliantes, une réécriture II | Organon

Sur scène le 19 juin 2022, toujours aux Grandes Tables de la Friche, avec Eschyle et les Suppliantes tous et toutes ont chanté l’exil, son histoire et la découverte, puis la construction de l’altérité au sein d’un nouveau groupe humain. Nous étions tous et toutes, de plus ou moins loin, ce soir-là, de lointains cousins de ces Suppliantes .

L’objectif était de tisser un travail entre prise de conscience, engagement et esthétique. Les points documentaires / éducation populaire se sont articulés autour de six répliques centrales du texte original et faisant le lien avec ce qu’ont traversé nos aïeux, nos parents, ou nous-même.

 

Le processus de travail a agi comme un onguent pacificateur faisant sortir la France du banc des accusés, en nous la faisant considérer sur une vision plus large, l’Histoire humaine. 

Le tissage des témoignages avec le corpus a permis de les mettre en perspective afin qu’une interprétation s’en dégage ou une réflexion sur les raisons qui ont rendu possible ce qui a été.

 

BIENNALE DE LYON : MANUFACTURE #3

Au sein de Veduta (Volet Médiation de la Biennale D’art Contemporain de Lyon) et face à une dynamique plus fragmentée, ciblée dans le temps et en lien avec des publics spécifiques (des collégiens, des femmes, un chantier d’insertion), Organon Art Cie a accueilli l’invitation de la Biennale d’art contemporain de Lyon comme une possibilité d’expérimenter différemment notre savoir-faire au cœur d’une nouvelle périphérie, soit le 7ᵉ arrondissement de Lyon entre la Cité Jardin à Gerland et la Guillotière. 

 

Le projet, envisagé comme une correspondance avec notre initiative marseillaise, prendra appui sur une réécriture des Suppliantes d’Eschyle, objet central à partir duquel réinventer les conditions et les formes possibles du collectif. En créant par le faire ensemble une association politique nouvelle que nous appellerons « communauté des singularités », la compagnie laissera largement la place à l’expression des effets du récit d’Eschyle sur les participants, là où l’altérité est présentée comme l’axe central de toute construction poétique.

 

En partant des expériences individuelles et familiales des participants, les artistes les invitent à une archéologie personnelle qui racontera également le déplacement et la construction de leur identité au regard de cette histoire... Réalités qui dessinent aussi les contours de ces périphéries dans leur mixité, leur richesse et leur intersectionnalité.

 

Une production artistique résolument protéiforme, circulant entre propositions audiovisuels, théâtrales, d’écritures ou sonores. Le projet se fragmente en divers pôles, prenant sa part au plateau comme dans des zones d’expositions de la Biennale d’art contemporain de Lyon 2022. 

 

PRODUCTION FINALE - LA CRIÉE MARSEILLE

Le montage final des Suppliantes prend forme sur la scène du Théâtre National de Marseille, La Criée. Les premières étapes de travail ainsi que les différentes manufactures proposé au fil des trois ans de créations permettent d’impulser des résonances évidentes à la réécriture de la pièce d’Eschyle. 

 

« Un sanctuaire est le meilleur des refuges, un bouclier que nul ne peut briser »

Eschyle, -466 av JC

 

Le protocole de réécriture s’inspire d’une règle édictée par Milo Rau dans son manifeste de Gand : “si un texte classique est utilisé, il ne peut dépasser plus de 20% de la durée de la représentation”. 

En ce sens, il nous faut dégager un axe central, morceau vibrant du texte d’Eschyle au contact de problématiques contemporaines, pour faire remonter les enjeux socio-politique de ce texte, son actualité brûlante. Composer la réécriture autours d’un centre. 

 

Paris, été 1996. Un cortège d’Africains déambule à la recherche d’une place forte d’où défendre ses droits. Lorsque Madjiguène Cissé, leur porte-parole sénégalaise, diplômée d’allemand, leur fait franchir les portes de l’église Saint-Bernard de la Goutte d’Or, la lutte peut commencer. La vie au jour le jour est racontée depuis l’intérieur, avec un souffle épique d’autant plus fort que l’occupation débouche sur une grève de la faim, qui va précipiter l’attention de tout un pays et mettre au cœur du débat national une nouvelle catégorie de citoyens : les sans-papiers.

 

L’auteur Gauz produit un texte pour l’occasion : Les Portes, publié au Nouvel Attila en 2024. 

 

« Tout mène à des portes qui conduisent à des portes qui dirigent vers des portes qui s’ouvrent sur des portes qui guident à des portes… tout ! C’est cela qui fait de nous une espèce en migration perpétuelle. »

 

Organon Art Cie produit, successivement à cette commande, un montage inédit du texte de Gauz, mis en parallèle avec des fragments des Suppliantes d’Eschyle, à La Criée.
Ce regroupement matériel d’humains, en quelque sorte spontané, rendu nécessaire par la conjoncture politique d’un espace spatio-temporel déterminé, se transforme en cortège militant, au sein duquel chacun apprend à devenir expert en droit d’asile. 

 

Notre processus de création au côté des habitants de la Belle de Mai permet de rejouer une dynamique similaire. Les participants ne délivrent pas seulement un texte antique du risque sclérosant de la muséification, dans lequel la bourgeoisie culturelle le plonge continuellement. Ils et elles se servent de la création comme d’un outil au service de leur condition matérielle d’existence, notamment autour de questionnements juridique. 

 

Trois représentations ont lieu le 14, 15 et 16 juin 2023.
Une captation de la pièce intégrale est réalisée, ainsi qu’une projection publique de cette dernière au cinéma Le Gyptis en février 2024. 

 

Les Suppliantes, une réécriture | Organon

2025-05-06

Les Suppliantes, une réécriture

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SPINELLY FORME CAMPING

Dans le cadre de l’Été Marseillais et du dispositif Quartier d’été, la compagnie Organon a produit une nouvelle forme de son spectacle Les Suppliantes, une réécriture, joué au Jardin Spinelly dans le troisième arrondissement de Marseille. 


Déplacer la représentation dans un nouveau cadre, extérieur et en format réduit, nous impose de repenser le dispositif et de réamorcer une réflexion dramaturgique et scénographique.

Le jeudi 3 août 202… les habitants de la Belle de Mai et participants au projet se réunissent pour s’interroger collectivement sur les enjeux du sanctuaire, lieu protégé par les Dieux, dont personne ne peut être chassé.
Une question découle spontanément de ce rappel historique : aujourd’hui, quels sanctuaires nous reste-t-il ?

ÉPILOGUE

EDUCITY BERLIN // CONFÉRENCE : THE NEIGHBORHOOD AS A LEARNING ENVIRONMENT

 

La conférence EduCity examine le potentiel des quartiers en tant qu’espaces d’engagement social. Il présentera des idées et des outils pour explorer le quartier en tant que site actif d’apprentissage mutuel, d’innovation et de renforcement des capacités. EduCity a une ambition multidisciplinaire et inclusive et est ouverte aux chercheurs, praticiens, éducateurs, fonctionnaires et citoyens engagés et actifs dans les processus d’inclusion sociale et d’autonomisation des communautés. L’objectif est de se connecter et de fournir des outils aux organisations et aux individus qui partagent un intérêt pour le potentiel des quartiers en tant qu’environnements d’apprentissage.

 

La conférence est l’événement final du projet Edu- City Erasmus+ et présenter les résultats et les enseignements du projet tout en accompagnant des articles liés au sujet, les keynotes, les ateliers et les explorations sur le terrain. La conférence est une coopération entre le partenariat Educity, dont Bond of Union (Palerme), Les têtes de l’art (Marseille), Ideas Factory (Sofia) et Zemos98 (Séville), Tesseræ (Berlin) et Zentral und Landesbibliothek Berlin (ZLB). La conférence a lieu à l’America GedenkBi- bliothek, la succursale du ZLB à Kreuzberg, qui est une bibliothèque publique orientée vers l’autonomisation de leurs communautés en facilitant la production de connaissances.

 

La compagnie Organon a pu présenter son travail sur les Suppliantes dans le cadre d’une conférence organisée du 25 au 26 janvier 2024. Cela nous a permis d’entrer en réseau avec d’autres associations et compagnies européennes.

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IFAMM (INSTITUT DE FORMATION ARTISTIQUE MARSEILLE MÉDITERRANÉE)

 

Un partenariat a été mis en place sur toute l’année scolaire 2024 entre la compagnie Organon et l’IFAMM pour per- mettre aux artistes intervenants stagiaires de se familiariser avec des projets de territoires, d’art en commun, comme celui proposé par la compagnie.

 

Trois masterclass ont eu lieu en février, octobre et novembre 2024 ainsi qu’une table ronde présentée par Loïc Chevrant-Breton en décembre 2024.