Organon
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CULTURE URBAINE

Fort de notre implantation dans le quartier de la Belle de Mai et d’un travail artistique inclusif, Organon Art Cie propose un festival de proximité sur les cultures urbaines, s’articulant en trois axes ;

 

Ateliers pratiques d’émergence, organisation participative de la visibilité des travaux, moments festifs sous forme de bloc party.

GENÈSE

La Mairie du 2/3 voudrait organiser un projet autour de la culture urbaine dans le secteur du 2/3 avec comme point final une ou plusieurs représentations dans l’espace public et nous avons répondu à son appel.

 

Jamais depuis l’apparition des cultures dites Urbaines, et du Hip-Hop en France, jamais auparavant la mairie n’a eu d’attention vers celles et ceux qui le pratiquaient.

Jamais la mairie n’a eu le désir de prendre en relais ces courants artistiques qui pourtant ont fait de Marseille un des fers de lance de ces mouvements.

 

Les ateliers d’art visuel sont organisés à partir d’un principe d’horizontalité, une grande proximité d’âge entre enseignants et stagiaires.

 

Au sein des adolescents travaillant avec la compagnie Organon, deux d’entre eux sont de brillants praticiens de l’Urbex et de la Street-Photography. Majeurs, ils sont titulaires du BAFA et élèves de l’école Kourtrajmé récemment implantée à Marseille.

Ces pratiques d’arts visuels tendent à poétiser l’environnement urbain et le béton, par un déplacement du regard posé sur lui, comme leurs aînés surréalistes ou dadaïstes l’ont fait avant eux.

 

Beauté urbaine indicible à l’œil nu ; la photographie devient là un outil d’appropriation de cet environnement par/pour les adolescents.

Ces derniers seront encadrés par l’équipe de la compagnie.

OBJECTIFS

Nous profiterons de notre collaboration auprès de plus de 200 élèves, collégiens, lycéens du quartier pour massifier notre présence sur le territoire par des outils déjà éprouvés par la compagnie : réseaux sociaux, partenariat avec Radio Grenouille, Radio Gazelle, les activités de Pause Méridiennes dans les lycées et collèges, campagnes d’affichages, communication en interne auprès du Syndicat d’Habitants du 3ᵉ (CHO3), conseil citoyen, et association comme la Maison Pour Tous ou La Fraternité.

 

Afin de prévenir l’impossibilité d’organiser une expo-photo du travail d’urbex/street de l’atelier visuel, les productions photographiques seront présentées au sein d’une galerie virtuelle ainsi que sous forme d’affiches dans l’espace public.

 

Notre partenariat avec le CAL DE LA BUSSERADE où nous sommes accueillis depuis avril sur nos ateliers artistiques, nous permet d’envisager une sortie festive sous forme de bloc-party (Fête Urbaine, née dans les années 1980, Brooklyn / NY).

 

Lors de cet évènement, notre chorégraphe, Aurélien Desclozeaux (Spécialiste des danses urbaines / Formateur à l’ERACm) proposera des flashmobs, les ados en formation sur l’atelier musique / écriture, prendront en relais le poste de dj en présentant leur playlist ainsi que leurs propres productions réalisées pendant le stage.

PROGRAMME

Deux stages de cultures urbaines (urbex / street art, écriture rap et production musicale) entre février et avril 2021 ; création d’une galerie virtuelle des photos, représentations dans l’espace public sous forme de BlocParty, en partenariat avec le CAL BUSSERADE.


Mais aussi, un séminaire de composition et écriture de rap dans le cadre de notre projet B2Mai à l’Assaut du Ciel tous les samedis après-midi, une participation à la production de journaux de murs affichés dans l’espace public, ainsi qu’une pratique de danse urbaine, rap, playlist, reprise, écriture, produit par un groupe de plus de 30 jeunes de 12 à 22 ans, tous les mois et demi.

STAGE STREET-PHOTOGRAPHIE ET URBEX

Un stage de cinq jours s’adressant aux jeunes du quartier (entre 12 et 24 ans), encadrés par deux jeunes photographes possédant le BAFA, un service civique possédant le BAFA, une photographe professionnelle et un des deux directeurs artistiques de la compagnie.

 

Date : du 1 au 5 mars 2021

Lieu : dans le troisième arrondissement de Marseille et sur les sites Urbex de Marseille

 

Qu’est-ce que la Street Photographie ?

 

L’histoire de la Street Photo remonte à la libération des mœurs (notamment celle des femmes) et aux diverses revendications sociales depuis le krach boursier des années 30. 

La rue est alors devenue un symbole de revendication. La Street Photo comme on l’entend aujourd’hui s’est diversifiée. Elle se situe à un croisement entre la photographie de reportage, la photographie humaniste, et la photographie indépendante. La Street Photo est un focus sur nos modes de vie, nos habitudes, nos quotidiens, nos moyens d’expression. Elle dépeint une réalité sociale, témoigne de son temps. Elle dénonce, révèle, suscite ou précise. Elle montre et pousse à la réflexion sur des thèmes variés : changements sociaux, transversaux et inconscients. 

 

La rue donc, mais ceux qui l’habitent aussi, la traversent, l’aiment ou la rejettent, ceux qui la font, qui l’animent, la construisent ou la détruisent. L’homme est présent, partout, il est aux fondements de la réflexion, dans le champ comme dans l’hors-champ, on devine sa présence, on l’invite ou on le repousse, mais il existe toujours une relation étroite entre l’homme et la rue, que les street photographes tentent de saisir.

 

Qu’est-ce que l’URBEX ?

 

Définition : L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration).


« L’URBEX témoigne de sa volonté de changer la perception et la fonction des espaces urbains. »
Bradley L. Garette sociogéographe

 

Une culture alternative plus générale – aspirant au statut de mouvement artistique, social, urbain, voire politique, comme l’était le courant d’avant-garde du XXe siècle. Les thèmes n’en sont d’ailleurs pas si éloignés, vitesse, violence, modernité, bien qu’interprétés de façons bien différentes.

 

Penser et vivre la ville autrement. Mais quand les futuristes souhaitaient avant tout choquer l’ordre bourgeois préétabli, les contre-cultures urbaines actuelles tentent plutôt de résister contre le phénomène de gentrification de la société et la normalisation de la ville.


« Ils se servent de l’espace public comme un journal de bord des mutations de leur ville, tout en créant un usage différent de ce même espace »
Bradley L. Garette sociogéographe

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STAGE DE HIP- HOP / PRODUCTION SONORE ET TEXTUELLE (RAP - SLAM) :

Un stage de quatre jours s’adressant à 15 jeunes du quartier, encadrés par un des deux directeurs artistiques de la compagnie Organon, un ingénieur du son et l’auteur-compositeur Soly.

 

Date : du 13 au 16 mai 2021

Lieu : Studio B.Vice, La Savine

 

Le Studio B.Vice

 

“Un centre culturel à usage de la rue”.
C’est par ces mots que le slameur et éducateur Mbaé Tahamida Mohamed qualifie la  “Sound musical school B.Vice” implantée dans le quartier de la Savine, qui répand son savoir-faire « sans distinctions », à travers ateliers pratiques et enregistrements. 

 

Ce studio a vu défiler quasiment toute la scène rap marseillaise, des Psy4 de la Rime à Jul, en passant par R.E.D.K, l’Algérino et bien d’autres. Cette riche histoire, dont une exposition accompagnée par Manifesta 13 rend compte (place Bernard Du Bois, 1ᵉʳ), prend sa source à la fin des années 1980. 

Sa racine ? B.Vice, un groupe de jeunes graffeurs.


Mohamed Tahamida Mbaé, dit Soly, est auteur, compositeur et slameur d’origine comorienne né à Madagascar. L’un des pionniers de la culture hip-hop à Marseille avec son groupe B.Vice. Il a accompagné des générations d’artistes au travers de l’association Sound Musical School B.Vice qu’il crée en 1991 dans les quartiers nord. Parallèlement à l’essor de cette structure, il se tourne vers les métiers de l’animation et de l’éducation populaire.

REPRÉSENTATION SOUS FORME DE BLOC PARTY

Nous proposons, fin juin 2021, une représentation sous forme de « Bloc Party » au CAL Busserade. L’occasion de présenter un tirage d’une sélection de 24 photos d’URBEX/Street produit par les jeunes.

S’y déroulera parallèlement un concert des productions musicales réalisées, une performance de danses urbaines sous forme de flashmob et une invitation des jeunes rappeurs issus de notre groupe B2Mai inscrits au conservatoire du RAP sous l’égide de Soly du studio B.Vice, parrainé par Imhotep de IAM.